Echos du 16 juin






« … comme le murmure

d’une brise légère » !

           

La radio vient de dire que la Grotte de Lourdes à Lourdes est de nouveau sous eau et que les sanctuaires sont fermés !... 

            Ce dimanche 16 juin nous avons eu plus de chance à la Grotte de Lourdes à Trognée. Le matin, aux messes, nous avions même annoncé que le chapiteau nous protègerait du soleil ; en réalité, il nous a protégés « du murmure d’une pluie légère ». L’Immaculée Conception nous a accueillis tout en douceur… 

            Nous étions bien près d’une centaine, trois prêtres et un diacre pour célébrer, comme chaque année, la rencontre avec le fils de Marie dans le SACREMENT DES MALADES…, qui est aussi, dans l’amitié et la joie, la rencontre les uns avec les autres, autour d’une tasse de café et d’une gaufre que les bénévoles-de-service avaient préparés pour nous. 

            Une question avait surgi au début : peut-on recevoir le Sacrement des malades plusieurs fois par an ? 

            Je réponds toujours « oui » à cette question. Bien sûr, il ne faut pas « lui » courir après, ce sacrement, ni le vivre comme un rite magique !... 

            Mais comme RENCONTRE avec Jésus. Il y a des maladies « ponctuelles » qui guérissent ; mais il y a aussi (et surtout ?) celles qui durent, qui ne guérissent pas ; il y a la vieillesse et ses « misères » qui s’en vont en augmentant. En un mot : il y a des souffrances du côté du corps et qui rendent souvent le « cœur » malade et le découragent. Il y a le besoin de réconfort, de quelqu’un qui compatit, d’une PRESENCE.

            Or tout l’Evangile nous raconte la compassion de Jésus (et donc de Dieu : « Qui me voit, voit le Père ») pour les malades, pour toutes les autres souffrances. Il veut être cette PRESENCE. 

            Bien sûr « il est là au cœur de nos vies, pour nous faire vivre », du matin au soir et du soir au matin. Avec lui, il n’est pas question de « prendre rendez-vous » : il est là où je suis, il est là où je souffre, il est là à portée de ma prière… 

            Mais il y a aussi le SACREMENT DES MALADES, qui comme tous les sacrements…, et l’Eucharistie en particulier, est un SIGNE VISIBLE de cette PRESENCE. Qui devient d’autant plus visible, quand il est vécu EN COMMUNAUTE. On se serre les coudes dans la souffrance… et dans la prière…

             Mais le Seigneur n’intervient pas dans « l’ouragan, le tremblement de terre, le feu » : il vient dans le « murmure d’une brise légère » ! Parfois nous pouvons avoir l’impression qu’il n’est pas là, qu’il « nous a abandonné », et que notre prière est vaine… 

            Il est bon alors de connaître des témoins - comme Mutienne, Marie et Maria - qui ont souffert, mais aussi prié jusqu’au bout…

             Si Dieu s’était manifesté dans « le murmure d’une pluie légère », nous les prêtres et le diacre nous nous serions laissés mouiller pour que dans l’imposition des mains, sa bénédiction descende abondamment sur… cette assemblée du BATCH et de notre secteur.

             Merci à tous ces bénévoles qui ont rendu possible cette RENCONTRE, merci à « nos sœurs et frères » du Batch, d’être venu si nombreux nous rejoindre !...

 

            A l’année prochaine !


                Père Charles Weynand

                Curé du secteur de Lens-St-Remy


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