Echos de la visite de notre évêque

  

Compte rendu de la visite 

(Tiré du journal paroissial du secteur de Lens-St-Remy)         


  Notre évêque, Monseigneur Jean-Pierre Delville est donc passé… dans notre Unité Pastorale qui compte 18 anciennes paroisses. A la tentation d’écrire qu’il nous est apparu simple, avenant, sympathique…, j’ai résisté fermement, comme si un évêque était nécessairement compliqué, hautain et antipathique !... Un évêque est un pasteur, un berger qui aime ses brebis, qui prend soin d’elles, qui veut qu’elles soient heureuses et bien-portantes… Mais quand on est pasteur d’un diocèse grand comme celui de Liège, d’un doyenné de 90 paroisses et de 8 Unités Pastorales comme notre doyenné, il est impossible qu’il s’occupe de chacune de ses brebis en particulier… en l’espace de quatre heures… 

            La rencontre entre lui et nous a été chaleureuse et intéressante. Nous avons accueilli Monseigneur d’une façon quasi-monacale, à la Chapelle du Collège en chantant les Laudes (la prière du matin des communautés religieuses), accompagnés tendrement par la guitare de Monsieur l’abbé Pravin.

            Puis nous avons pris le temps de nous « apprivoiser » autour d’une tasse de café ou de thé… et de croissants. Moment important, comme l’autre soir à Thisnes : quand on est des amis, on finit toujours par manger et boire ensemble ; des repas qui nourrissent moins le corps que l’amitié…

            Ensuite le « plat de résistance » dans la salle de fête du Collège…

             D’abord « entre nous ». Comme prévu nous avons présenté à notre évêque et à « ses invités » ce que nous avions appelé quelque peu pompeusement le « Pôle social ». L’idée était de prendre conscience, avec notre évêque, que la Hesbaye profonde n’est pas qu’un « champ de betteraves » ; qu’il s’y passe « des choses »… merveilleuses, dignes d’être connues, encouragées, développées…

            Ainsi au plan SOCIAL. Autour de Madame Brigitte Springhel nous avions contacté huit ASBL de bénévoles qui sont à l’œuvre dans notre Unité Pastorale, sans pour autant agir en son nom. Des chrétiennes et des chrétiens, de tous âges, sans doute sans y penser, vivent l’esprit de l’Evangile.

            Un jour, alors que les disciples discutaient entre eux pour savoir « qui était le plus grand », Jésus mit un enfant au milieu d’eux, l’embrassa et leur dit : « Quiconque accueille un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. »

             L’enfant, le symbole de tous les « maillons-faibles » de notre société. Et Dieu sait s’il y en a… chez nous ! Il sait aussi que l’on s’en occupe… chez nous ! … en Hesbaye profonde.

             Dans le prochain Journal paroissial nous présenterons plus en détails ces huit ASBL de notre diaporama. Elles ne représentent qu’une partie de l’engagement social de nos communes, particulièrement celle de Hannut qui a un « Bottin social » gros comme un livre.

             Ajoutons – et Monseigneur a été très heureux de l’apprendre -        qu’une équipe vient de se créer spontanément pour accueillir des familles syriennes chrétiennes.

             Voilà un premier regard sur le SOCIAL.

 … puis ce fut l’invasion ! Tout un côté de la salle de fête fut occupé par des élèves du groupe scolaire de Hannut.

            A côté du « POLE SOCIAL » nous voulions aussi présenter le « POLE SCOLAIRE ». C’est vrai qu’en Hesbaye profonde on cultive la betterave et d’autres légumes. Mais depuis plus d’un siècle, à l’initiative des Sœurs du Saint Cœur de Marie (1880) et des Pères Croisiers (1904), on « cultive » aussi les esprits et les cœurs d’une foule d’enfants, d’ados et de jeunes. Hannut est un véritable centre scolaire ; il vaut mieux ne pas s’y aventurer autour des entrées et des sorties des cours : ça grouille ! Accueillir notre évêque, sans aucun contact avec ce « grouillement », n’était-ce pas méprisant, humiliant pour tout ce monde d’enseignants et d’éducateurs (au masculin et au féminin), qui quotidiennement et « chrétiennement » sont au service de nos enfants ?

             Nous (c’est-à-dire l’Equipe pastorale et le CUP) nous n’avons pas imposé un programme au groupe scolaire ; ce qu’ils ont présenté à l’évêque, et à nous qui avions la chance d’être là, c’est eux-mêmes qui l’ont préparé. Avec les élèves !

             Le schéma : dix Paroles de vie, enracinées dans dix Paroles de l’Evangile, marquant tout le projet éducatif du groupe scolaire. Chaque Parole fut proclamée par Monsieur le directeur Bernard Doyen… et « jouée » (de diverses façons) par un groupe d’élèves. Que d’engagements, que d’imagination…

             Ces trois tout petits, par exemple, pour la Parole de vie :

SEMER, SEMER, SEMER…

 « Il en va du Royaume des Cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ. »

(Mt 13,24)

             Un des petits traversant la scène avec un petit sac pour semer la semence ; un deuxième portant un soleil presque aussi grand que lui, un troisième avec deux petits arrosoirs…

             Vous direz : « C’est gentil, gentil, gentil »… Bien sûr, mais comme PAROLE DE VIE pour un groupe scolaire, avec comme modèle le semeur Jésus, « c’est sérieux, sérieux, sérieux »…

             Dans les prochains Journaux paroissiaux, vous les aurez toutes, ces Paroles de vie ! Elles nous permettent de jeter un – peut-être un autre – regard derrière les coulisses de toutes ces écoles ; un regard qui peut renforcer la confiance des parents en ce Projet de Vie…

             Malheureusement le temps pressait. Les élèves avaient posé une série de questions à Monseigneur : « qu’est-ce qu’un évêque ? Quel est son travail ?... » Monseigneur y a répondu gentiment (bien sûr) et rapidement… pour mes trous de mémoire.

             Voilà un premier regard sur le POLE SCOLAIRE


Père Charles Weynand


   Et le « pôle pastoral » ?

 

Même Monseigneur aurait – après coup – exprimé son regret qu’au cours de sa visite chez nous, il n’aurait pas été question du « pastoral ». Quand il nous a quittés, il s’est dit satisfait de ce qu’il avait pu vivre avec nous… 

Nous – l’Equipe pastorale et le CUP, le Conseil de l’Unité pastorale – nous y avions pensé à ce troisième « pôle ». Si l’abbé Faustin a chapeauté le « pôle scolaire », moi-même le « pôle social », l’abbé Bruno Villers s’était vu confié le « pôle pastoral ». Pour être concret : tout ce qui concerne les célébrations liturgiques, les catéchèses, les visiteurs des malades, les équipes de deuil… 

Au fur et à mesure de nos rencontres préparatoires, il est apparu clairement qu’en l’espace de trois heures, il était impossible de présenter ces trois pôles. Il fallait faire un choix. Comme le « pôle pastoral » se présente de la même façon dans toutes les 8 unités pastorales que Monseigneur allait visiter, nous avons mis par écrit le pôle pastoral et nous le lui avons envoyé avant sa venue parmi nous… Il aurait pu nous interroger à ce sujet… 

L’idée du « pôle social » était née à partir d’un article du quotidien l’Avenir. Il rendait compte d’une réunion d’ASBL’s, à l’initiative de Madame Brigite Springhel, responsable de l’Action Vivre Ensemble du Temps de l’Avent. « Ce que vous faites au moindre des miens, c’est à moi que vous le faites », disait Jésus, le bon Pasteur. Nous nous sommes rendu compte que beaucoup de « nos gens » (qui peut-être ne fréquentent pas nos églises) sont très actives dans cette « pastorale-là ». Nous avons même pris contact avec la « Maison sociale » de Hannut qui, en ce temps-là, remettait à jour un bottin social, gros comme un livre, et nous avons été très positivement accueillis. Mais trop, c’est trop : nous avons dû nous restreindre pour ne présenter que huit ASBL’s de bénévoles… 

Quant au « pôle scolaire » - je l’ai écrit le mois dernier – pouvions-nous l’ignorer ? Toutes les personnes qui ont vécu sa présentation ont été étonnées, enchantées, impressionnées. Ce ne sont pas des directeurs, des professeurs… qui ont voulu rencontrer Monseigneur avec des « problèmes scolaires », mais les enfants – NOS enfants – qui lui ont présenté à leur manière le projet éducatif de tout ce groupe scolaire. Dix paroles de vie, enracinées dans des Paroles d’évangile (nous vous les présenterons toutes dans les prochains Journaux paroissiaux). Et les questions concrètes, posées à Monseigneur, étaient les questions non pas du corps enseignant, mais des enfants, de NOS enfants… Quelle découverte pastorale ! En Catéchèse nous faisons tout notre possible pour transmettre le message de l’Evangile à des enfants que les parents veulent bien nous confier ; ils viennent ou ils ne viennent pas. Quelle joie de découvrir ce « projet éducatif »… Nous avions aussi invité les professeurs de religion de l’enseignement officiel… « Mission impossible » un matin de jour de classe… 

En réalité, en venant chez nous, Monseigneur Delville s’est rendu au « pôle » (en « Sibérie » comme ils disent aussi à l’évêché). Nous l’avons accueilli chaleureusement !


Présentation de l'Unité Pastorale Notre Dame des Champs ( Hannut et Lincent )


         Notre Unité Pastorale Notre Dame des Champs rassemble 18 paroisses (et 19 églises, puisque l'église du Collège des Croisiers est devenue une « église annexe ») sur deux communes Hannut et Lincent (15.000 habitants ).  Trois villages de l'entité de Hannut ( Avin, Moxhe et Merdorp ) sont associés à l'Unité Pastorale Sainte Marie en Mehaigne ( Braives et Wasseiges ). 

         La création de notre  Unité Pastorale a d'abord été influencée par le regroupement des trois doyennés Hannut, Braives et Couthuin.  Nous avions alors trois unités appelées « Hannut-Nord » , « Hannut-Centre », « Hannut-Sud ». Quand le Conseil Episcopal décida « d'activer » la création du « Doyenné de Hesbaye » avec ses 8 Unités Pastorales, l'Unité Pastorale Burdinne-Héron (« Hannut-Sud ») fut rattachée au Doyenné de Huy et l'Unité Pastorale Braives-Wasseiges (« Hannut-Centre ) s'appela désormais Unité Pastorale Sainte Marie en Mehaigne. 

         L'Unité Pastorale Notre Dame des Champs tient son nom de la présence, dans les champs, de petites potales dédiées à la Vierge Marie, et disposées sous l'impulsion de l'Action Catholique Rurale des Femmes, avant la seconde guerre mondiale. Le repas de midi  y rassemblait sous le regard de Notre Dame, toutes celles et tous ceux qui travaillaient dans les champs. 

         Enfin, notre U.P.  garde aussi les traces d' un premier regroupement en trois « secteurs » ou « plus petites U.P. » : autour de Lens-Saint-Remy, autour de Hannut ( B.A.T.C.H.) et enfin autour de Grand-Hallet et Lincent. Chaque « secteur » de notre U.P.  a reçu, en son temps, la nomination d'un curé : Père Charles Weynand, Abbé Faustin Mansiara  et Abbé Bruno Villers. Ils forment actuellement une Equipe Pastorale auprès de Monsieur Pierre Moreau, « attaché » à l'U.P. et membre de l'équipe vicariale « Chantier Paroisses », et celle-ci est  complétée par le diacre permanent Emile Bronne, Bernadette Goessens, assistante paroissiale retraitée et le Père Pol Gorissen, o.s.c., vicaire dominical  pour le secteur de Lens-Saint Remy. 

         L' Abbé Pravin Ertz a été nommé vicaire dans notre Unité Pastorale : il habite à Petit-Hallet où il anime la « Maison Nathanaël »  (Centre d'accompagnement psychologique et spirituel ) et « l'Ecole de l'Oraison Sainte Thérèse d'Avila et Saint Jean de la Croix ». ( plusieurs week-ends programmés en 2015-2016.)

         Le Prieuré des Pères Croisiers ainsi que les Soeurs du Saint Coeur de Marie à Hannut et les Soeurs Clarisses du Burundi à Avernas assurent la présence de  la Vie Consacrée dans notre U.P.. 

         Notre U.P. développe sa pastorale d'une part, dans une entité quasi urbaine avec ses écoles secondaires (premier employeur de nos communes), ses commerces, ses grandes surfaces, ses P.M.E et son zoning de services et d'entreprises, et  d'autre part, dans des villages qui conservent certaines de leurs caractéristiques ancestrales, mais aussi  de véritables entreprises agricoles ou d'élevages, en étant devenus des « villages-dortoirs ». Bref, la commune de Hannut – et sa voisine la commune de Lincent - est bien « une ville à la campagne » avec son « chapelet » de villages dont certains ont une population plus importante : Lincent, Thisnes, Racour, Grand-Hallet et Lens-Saint-Remy. En général, les autres villages qui ont leurs originalités plus ou moins marquées, se rattachent à l'un ou l'autre village « plus important ». Et cette concertation se vérifie aussi pour la vie pastorale ... 

         Chaque « Communauté Locale » ( ou paroisse ) a « sa Personne-Relais » « de fait » ou « son Equipe-Relais » « instituée ». Il convient aussi de mentionner, à côté d'une animation socio-culturelle  ou de la présence de clubs sportifs ou autresles fêtes locales, populaires ou patronales qui s'égrainent tout au long de l'année : saint Antoine à Blehen, saint Blaise à Grand-Hallet, sainte Apolline à Wansin, saint Guy à Grand-Hallet, saint Christophe à Hannut et à Racour, Notre-Dame de Lourdes à Trognée, sainte Rita à Lincent, les Trois Saintes Soeurs à Bertrée, saint Bernard à Avernas, saint Hubert à Pellaines, saint Eloi à Racour. Pour chacunes d'elles, il faut remarquer des animations spécifiques et traditionnelles. 

         La pastorale dans notre Unité peut compter sur la collaboration de nombreux baptisés qui, bien sûr appartiennent au troisième ou au quatrième âge (certaines équipes peinent d'ailleurs à renouveler leurs membres). Mais on peut aussi trouver quelques jeunes couples trentenaires ou encore les « quadra » ou les « quinqua », par exemple, dans la chorale, l'équipe d'animation des Messes Animées avec les Familles ou encore la catéchèse (où il leur arrive d'accompagner leur propre enfant intégré à une équipe ), la pastorale du Baptême des petits enfants, des enfants en âge de scolarité ou des adultes (Catéchuménat), la Confirmation avec la possibilité de participer à des « équipes de cheminement » pour adolescents communes avec l'U.P. Sainte Marie en Mehaigne, la pastorale du Mariage...

Il faut aussi remarquer l'un ou l'autre groupe d'adultes ( Fraternité des veuves, Vie Féminine, Vie Montante ... ) et de formation à la foi pour adultes : lecture de la Bible, « groupe Zachée », soirées de formations tout public avec le Doyenné pendant le Carême ou en automne ...

Notons aussi la présence, à Hannut-Ville, des mouvements de jeunesse ( Scouts, Guides, Patro ) mais qui ne sont pas représentés au Conseil d'Unité Pastorale.

Trois « Résidences » de repos et de soins sont aussi présentes dans notre U.P. où la messe est célébrée régulièrement. 

         Depuis une vingtaine d'années, une réflexion a été mise en place avec une participation nombreuse de laïcs pour travailler de « manière transversale » ( collaboration de toutes les paroisses dans un domaine précis de la pastorale ... ) . Ces après-midis décanales ou d'unité pastorale ont permis des échanges et des mises en commun sur la façon de travailler ... Il faut relever comme traces de cette époque, des activités proposées avec les jeunes ou encore la   « Pastorale de la Santé »  (Visiteurs des Malades)  qui a permis des formations et la création du feuillet «  Main dans la main » (Feuillet qui est largement diffusé même hors de notre U.P.).  

         Toutes ces collaborations se déroulent actuellement dans le cadre de notre U.P. et, progressivement, une équipe de l'accompagnement des familles en deuil a été constituée ... ainsi qu'une réunion des 18 trésoriers des Caisses Paroissiales. Cette dernière concertation a été possible par la création, dans notre U.P. et sous l'implusion de son Conseil Economique, d'une nouvelle ASBL « Unité Pastorale Notre-Dame des Champs ». Elle consolide tous les comptes paroissiaux ( « caisses paroissiales » ) dans une seule structure établie par une Assemblée Générale et gérée par un Conseil d'Administration. Chaque Communauté Locale conserve sa gestion quotidienne mais chaque trésorier  harmonise sa pratique avec celles des autres ... Ainsi donc, le Conseil d'Unité Pastorale peut résolument regarder vers l'avenir et susciter des initiatives pastorales ... Les membres de ce Conseil ont « plusieurs casquettes » et ils n'arrivent pas encore à susciter une orientation pastorale, parce qu'ils sont largement sollicités par leurs engagements pastoraux ... 

         Bien sûr, il reste aussi des  divergences et il ne faut pas contraindre à une uniformisation artificielle qui pourrait éteindre les intiatives locales – qui sont encore nombreuses - ! Il y a enfin d'autres animations villageoises ou « urbaines » qui, sans être directement pastorales, nous permettent de rejoindre nos contemporains : ne citons que le regain d'intérêt pour le patrimoine religieux à travers le projet de la Fondation « Eglises Ouvertes » ou encore « la Fête des Voisins »! et toute initiative qui promeut la convivialité, le « vivre ensemble ». 

         Il faut enfin signaler la présence de nombreuses personnes engagées dans le domaine social et de la solidarité. La matinée de présentation consacrée à notre U.P. en donnera un bon écho ... 

         L'ouverture pourrait aussi se pratiquer dans chacun de nos coeurs. Il faut d'abord que chacun et chacune d'entre nous fasse l'expérience de la Miséricorde du Seigneur ( l'Année Sainte que nous entamerons ce 8 décembre 2015 pourrait nous y aider ...) 

         Cette expérience de la rencontre personnelle avec la Miséricorde du Seigneur orientera-t-elle notre travail pastoral vers un réel élan missionnaire dans notre U.P. ? 

(Texte préparé par l'Equipe Pastorale de notre Unité Pastorale Notre Dame des Champs : Bernadette Goessens, assistante paroissiale retraitée, Père Pol Gorissen, O.S.C. (Croisier), vicaire dominicale pour le secteur de Lens-Saint-Remy,  Pierre Moreau, membre de l'Equipe Vicariale « Chantiers Paroisses », Emile Bronne, diacre permanent, Père Charles 






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