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Prêtre auxilliaire





Le Mot de PC (août 2018)

« Moi je suis le pain de vie ! »

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Et il continue – carrément ! - … « celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif ! »

C’est ça !... la RENCONTRE avec Celui qui a dit cette Parole, et qui ne cesse de la redire… à qui veut bien l’entendre et l’écouter. Toi, moi et tous les autres :
« Je suis là au cœur de ta vie,
pour te faire vivre ! »

Non pas avec de l’eau, du pain, du poisson…, mais tout simplement par sa PRESENCE, qui ne désire que ma PRESENCE. Ceux qui « tombent amoureux » l’un de l’autre peuvent comprendre ce « miracle »… et en vivre, tant qu’ils restent « PRESENTS » l’un à l’autre… à travers des signes, des cadeaux, des gestes, des paroles… C’est cette « RENCONTRE-PRESENCE » que nous appelons de ce « gros mot » : SACREMENT.

Un mot que la plupart des jeunes parents qui demandent le Baptême pour leur enfant, ne connaissent plus ! Ce « sacrement » leur donne l’occasion de fêter, en famille et avec des amis, la naissance de l’enfant…, et les « communions » successives sont vécues bien souvent « à ce niveau-là ».

Notez bien que Jésus doit sûrement partager cette joie « familiale » des parents. Lui qui un jour s’est fâché sur ses disciples qui voulaient chasser les enfants, cette « marmaille » qui venait déranger ses « sermons » sur la montagne et ailleurs…

« Laissez venir à moi les enfants, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. »

Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

« Il les bénissait ! » Bénir quelqu’un, c’est lui souhaiter le bonheur d’être heureux. Le rite des funérailles se termine par une BENEDICTION…du défunt, de la défunte ! Nous lui souhaitons d’être heureux… au-delà de la mort !... et nous l’aspergeons dans le cercueil qui enferme son corps, avec de l’eau bénite, en souvenir de son BAPTEME.

« Je suis le chemin, la vérité et la vie » ! nous a-t-il dit, Jésus.

A Nazareth, il a vécu cette Parole dans les bras de Marie, sa mère, les bras de Joseph, son Père. Il a vécu, dans son corps, de façon « incarnée » le bonheur de ce « bras-dans-les-bras » ? et il l’a vu vivre, autour de lui, tant qu’ils l’ont laissé vivre.

« Laissez venir à moi les enfants ! » Dans les bras de leurs parents, ils vivent le bonheur, qui est signe du bonheur que nous souhaitons à nos défunts.

« Un jour, quelque part, Jésus était en prière (il était dans les bras de Dieu, ça se voyait). Alors les disciples lui ont demandé : « Apprends-nous à prier ! » Il leur a répondu : « Lorsque vous priez, dites tout simplement : « NOTRE PÈRE ! »

« Un jour » : n’importe quand !...
« Quelque part » : n’importe où !... nous pouvons prier, nous « mettre dans les bras de Dieu notre Père !!! »

« Je suis le pain de vie ! » Ce geste du PAIN suit le geste de l’EAU : deux gestes, deux signes de VIE… éternelle ! Mais comment faire comprendre aux jeunes parents d’aujourd’hui, comment les amener à CROIRE que l’enfant à qui ils ont donné la vie, est aussi ENFANT DE DIEU… pour toujours !


Le Mot de PC (juillet 2018)

« Talitha koum ! »

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Ce qui veut dire en français – écrit Saint Marc dans son Evangile - : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »

Elle n’avait que douze ans…, elle était morte… Jésus était venu « trop tard »… Vous vous rappelez sans doute cette histoire. Jésus, comme souvent est « noyé » dans une foule, quand un chef de synagogue vient le supplier :
« Ma fille encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive ! » JESUS PARTIT AVEC LUI !

Tout simplement, tout normalement, il suit cet homme. « Il suffisait de le demander ! »… Qu’est-ce que j’aurais fait, moi, comment aurais-je réagi ?... quitter cette foule qui m’entoure, qui est venue pour m’écouter ? pour – tout au plus – dire une prière ?...

Jésus y va et… tout simplement il dit à la petite fille qui entretemps, est décédée :
« Talitha koum ! » 

Voilà ! c’est aussi facile que ça !... pour Lui, Jésus…

Est-ce étonnant qu’au cours des siècles et particulièrement de notre temps « scientifico-technique », beaucoup de femmes et d’hommes – même parmi des baptisé(e)s – ne croient plus en la réalité de ces « miracles » ; à commencer par les plus « spectaculaires » : changer 600 litres d’eau en vin, multiplier quelques pains et poissons pour nourrir 5000 personnes, marcher sur l’eau, « ressusciter » des morts !...

« Qui peut croire « des choses » pareilles ? …, ce n’est pas sérieux ! … c’est d’un autre âge !... »

Et les voilà sur la pente, celle qui les éloigne peu à peu de la religion et – ce qui est plus grave – de la foi, la foi en Jésus-Christ et en sa Bonne Nouvelle… pour glisser peu à peu dans cette « mondialisation de l’indifférence » dont parle le pape François… « On peut bien vivre sans… ! »

Le verbe « croire » devient même suspect, humiliant, puéril… Dans un monde technico-scientifique, on « sait », on a des tas de moyens de communication et d’investigation pour « vérifier » !... des moyens qui ne fonctionnent pas du côté de Dieu !...

Heureusement !

… que Dieu n’est pas au bout de notre téléphone, ne réagit pas à nos « clics », que nous ne pouvons pas lui « mettre la main dessus » !..., le ramener à notre niveau… !

Heureusement !... qu’il nous a envoyé son Fils pour « nous élever à son niveau divin », que « Dieu s’est fait homme, pour que l’homme (que je suis) devienne Dieu ! »… même au-delà de la mort !

« Humblement, puérilement » je crois en ce Dieu que je peux appeler « Père ! » grâce à celui qui nous a dit : « Celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant, n’y entrera pas ! »

« Comme les enfants ! » « Nous croyons » du matin au soir, et du soir au matin : nous faisons confiance les uns aux autres ; ainsi « l’eau ordinaire de notre vie devient vin », les « pains et les poissons » se multiplient entre nous ; nous avons le courage de marcher « sur l’eau de nos tempêtes » et il nous arrive de « ressusciter des morts »…

« Twitter » à 5h « oui ! » et à 5h30 « non ! »…, c’est l’enfer !
 


Le Mot de PC (juin2018)

« Il est monté au ciel… ! » 

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       C’était un jeudi, chez nous, en Belgique, que Jésus est parti, qu’il nous a quittés. A la chapelle du presbytère nous étions à peine une vingtaine de « disciples » pour assister à sa montée au ciel. Saint Luc a vu un nuage venu gentiment le cacher à nos yeux, Saint Marc l’a vu s’asseoir à la droite de son Père. Pour le moment, en Italie, des foules s’enthousiasment autour du « Giro » ; mais un jour ce sera la dernière étape, l’arrivée…
Or l’ASCENSION n’est pas du tout la dernière étape dans la vie de Jésus. Il l’avait dit lui-même :
« Quand il viendra l’ESPRIT, il vous conduira dans la vérité tout entière : 
il reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
Il est vrai que le Fils de Dieu, devenu homme, a accepté « la limite » : d’être quelque part à un moment donné. Il l’a dit à ses disciples :
Colombe, Esprit, Sainte, Pigeon, Oiseau, Contour« C’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, l’Esprit ne viendra pas à vous ; si au contraire je pars, JE VOUS L’ENVERRAI ! » (il n’a pas dit que pour cela, il se lèverait ou resterait assis ; peu importe, du moment qu’il nous l’a envoyé).
C’est le couronnement de son œuvre, le don de l’Esprit… à tout le monde !!! Il souffle, pas seulement à Rome, dans les évêchés, les cures (« ce » qu’on appelle traditionnellement l’EGLISE). Non ! il est comme le vent :Bannière, En Tête, Parapluies, Vent
« Le vent souffle OÙ IL VEUT, et TU entends sa voix, mais TU ne sais pas ni d’où il vient, ni où il va. Ainsi en est-il de QUICONQUE est né de l’Esprit. » 
N’essayez pas de vous « imaginer » l’Esprit ; c’est aussi impossible que de se faire une image du vent. L’Esprit SE VIT, fait vivre, rend heureux, agit, …etc, etc : c’est un bon Esprit. En cela il diffère du vent, qui peut se faire tempête, ouragan, cyclone… Pensez à une famille qui a « un bon esprit », elle en est heureuse, une équipe de sport, elle a tout pour gagner…
Le PÈRE, à Noël, nous a donné son FILS, qui lui, le jour de la Pentecôte nous a envoyé l’ESPRIT ! Est-ce étonnant que, le dimanche après, nous fêtions la SAINTE TRINITE.
Un mot « barbare », écrivait un « catéchiste » dans le journal Dimanche (comme Rédemption, Eucharistie). Un mot trop « gros » pour les enfants ! Alors que Jésus avait dit : « Si vous ne devenez pas comme les enfants, vous n’y comprendrez rien ! »

« Ta maman t’aime ? » - « Oui ! »
« Tu aimes ta maman ? » - « Oui ! »
                                 « Ton papa…. ? – « Oui ! »     « Ta mamy… ? » - « Oui ! »
                                 « Et toi ? » - « Oui ! »     « Ton papy…. ? » - « Oui ! »
« Ton chien, tu l’aimes ? » - « Oui ! »
« Il t’aime ? » - « Oui ! »

Notre vie, si nous avons le cœur à la bonne place, est pleine de « trinités d’amour » ! Pas étonnant puisque nous sommes créés à l’image d’un Dieu-Trinité, c’est-à-dire, tout simplement, d’un Dieu d’amour.
Ce Dieu d’amour qui en Jésus de Nazareth, s’est fait homme, et a été heureux de l’être. Et qui a vu que, si les hommes s’aiment, ils finissent par manger et boire ensemble ! Ce qui lui a donné cette idée géniale de nous laisser un repas de pain et de vin pour nous faire signe et nous dire : « Je suis là au cœur de votre vie pour vous faire vivre ! »
Il n’y a pas à dire : Jésus, depuis Noël, en passant par sa Pâques, et au-delà de son Ascension, nous a montré qu’il a pour nous un SACRE CŒUR !

Le Mot de PC (mai 2018)

« Me voici comme un enfant ! » 

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        Nous l’avons donc chanté, pour Léa, qui, à Poucet, a « rattrapé » son frère Noé, question Baptême ; qui va lui montrer le chemin vers la Première Communion. Deux gestes, deux signes de vie divine, l’eau et le pain, une vie plus forte que notre mort. Qui disent à l’athée : « La femme ne met pas au monde au-dessus d’une tombe ! »…
« Comme un enfant tient la main de son père,
sans trop savoir où la route conduit.
Comme un enfant, chantant dans la lumière, 
chante aussi bien dans la nuit ! »
        Ce n’est pas de l’enfantillage ! Ne dites pas cela à une maman et à un papa qui marchent en tenant leur petit(e) par la main ! C’est du bonheur, c’est le bonheur en marche, celui de l’amour ! C’est pour cela que Jésus disait aux adultes !!!: « Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu ! »
        Le « Royaume de Dieu », ce n’est pas un « gros machin » après notre mort. C’est pour maintenant, du matin au soir, et du soir au matin. C’est le « Royaume de l’amour » dans toutes les directions :
« Trouver dans ma vie ta présence.
Tenir une lampe allumée. 
Choisir avec toi la confiance.
Aimer et se savoir aimé. »
Le « toi » dans ce refrain, c’est Dieu, nos parents, nos enfants, nos voisins… et tous les autres. Et tous les verbes sont à l’infinitif : chaque verset ouvre sur l’infini !
Le week-end du 5 au 6 mai, Jésus va dire dans le monde entier, dans presque toutes les langues de la terre (il faudrait que les « adultes » soient nombreux pour l’écouter et pour transmettre sa Bonne Nouvelle à leurs « enfants » ! C’est une question de leur bonheur) :
« Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour !
Je vous ai dit cela
pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés ! »
Que du bonheur ! celui de l’amour ! Est-ce que cela ne donne pas envie « de tenir (nous aussi, petits et grands) la main de ce Père » ? D’autant plus que ce même Jésus « a donné sa vie pour nous » pour ouvrir notre vie sur un avenir éternel.
Venir « déposer » son enfant lors d’une « messe de famille, pour venir le « rechercher » après, n’est-ce pas un étonnant contre-témoignage.
« Vas-y toujours, toi, le temps de la catéchèse… ; moi, et ta maman, « ça » ne nous intéresse pas ; nous avons autre chose à faire ! »
Or si notre monde, dans lequel naissent et grandissent nos enfants, manque de « quelque chose », c’est d’amour et de ce bonheur dont il est la source…
Du côté de Dieu, c’est gratuit !



Le Mot de PC (avril 2018)

« Le Sanctuaire dont il parlait…

c’était SON CORPS ! » (St Jean) 
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Jésus avait dit :
« Détruisez ce sanctuaire (le Temple de Jérusalem, plus de 40 années de construction !) et en trois jours je le relèverai ! »

Il venait de se faire un fouet de cordes et, plein de colère, il s’est mis à chasser les marchands de bêtes, les changeurs d’argent, en renversant leurs tables…

« Cessez de faire de la maison de mon Père, une maison de commerce ! »

Pour le dire d’une façon quelque peu brutale (à l’image du geste de Jésus lui-même) et peut-être choquante pour certain(e)s : Jésus entreprend de « détruire » la RELIGION, pour faire renaître la FOI !

La « religion », je la comprends ici comme l’ensemble des rites, des règles, des commandements etc etc etc que les hommes (dans toutes « les religions ») ont inventés – soi-disant pour exprimer et vivre la foi… en des dieux (souvent inventés)… au Dieu que Jésus-Christ nous a révélé…

« Mon Dieu, dans ma courte-longue vie qu’est-ce qu’on ne m’a pas dit que « je devais faire ou ne pas faire », « croire ou ne pas croire »…, pour être sauvé ! L’esprit et le cœur de la plupart des « non-pratiquants ! », des indifférents en sont encore bien encombrés. Ton Fils devrait passer par là avec son fouet ! »

Le mot qui « m’est venu » en ce jour de sa colère est : SIMPLIFICATION. Jésus est venu « simplifier » nos relations avec lui, avec son Père. Il est venu se mettre à portée de main !... ce que le prophète Isaïe avait annoncé : Dieu s’appellera EMMANUEL : Dieu-avec-nous, Dieu-en-nous. Ce qui nous fait chanter dans la joie et la confiance :
« Tu es là au cœur de nos/ma vies,
Et c’est toi qui nous/me fais vivre ! »… 
 et « Trouver dans ma vie ta présence ! ».

« Le Sanctuaire dont il parlait,
C’était son corps ! »

Le « corps eucharistique » ! C’est lui qui a dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps ! » Il suffit d’ouvrir la main et de dire « Amen ».
Il a dit aussi – je crois – à tous les hommes, baptisés ou non : « Ce que vous faites au moindre des miens, c’est à moi que vous le faites. »
Faire quoi ? Commencer par s’occuper du corps ! « J’avais faim…, j’avais soif…, j’étais nu…, j’étais malade… » Jésus – Dieu – à portée de main dans celui avec qui je vis, que je rencontre… !

Et « ces deux » ne font plus qu’un dans cette prière après la communion.
« Nous devenons ce que nous recevons : le Corps du Christ ! »… « et chacun est membre pour sa part » nous dit Saint Paul, dans la merveilleuse description de ce CORPS dans sa lettre aux Corinthiens.
« Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est mis à l’honneur, tous les membres partagent sa joie ! »

Mais plus important que le « FAIRE » il y a le LAISSER FAIRE !... nous dit encore Saint Paul dans le « Fil des Lectures ».

Le Mot de PC (mars 2018)
« Il parlait du sanctuaire
de SON CORPS ! » (St Jean) 
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Vous rappelez-vous la situation ? L’occasion de la grande colère de Jésus. Lui qui souvent se retirait dans la solitude du désert, de la montagne pour un tête-à-tête avec son Père. Or dans LA MAISON DE DIEU de tout son peuple, ce tête-à-tête n’était possible qu’une fois par an, dans le Saint des Saints, pour le Grand Prêtre. Si non, elle ressemblait davantage « à une maison de commerce », avec des « marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs (d’argent) ». Dans sa colère, Jésus « se fit un fouet avec des cordes et les chassa tous du Temple ». 
Jusque là, on pourrait dire : « fait divers tragico-comique » datant de plus de 2000 ans. un fils de charpentier, venu de la province, de Nazareth en Galilée, s’en prend au symbole des symboles de « sa » religion… Au fond : pas très intéressant pour nous aujourd’hui.
Mais tout change avec le dialogue qui a suivi ce geste de colère, entre lui et les responsables du Lieu saint :
« Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » 
« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai ! » 
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
MAIS LUI PARLAIT
DU SANCTUAIRE DE SON CORPS !
Et là, je me sens concerné, car moi aussi « j’ai un corps » qui tout doucement est en train de se détruire, et ce matin nous avons célébré les funérailles de Germaine, une nonagénaire. Une célébration pleine d’espérance, enracinée dans ces Paroles du même Jésus :
« Je suis le chemin, la vérité et la vie ; et ce chemin mène vers la maison de mon Père, où il y a beaucoup de demeures : je vais vous y préparer une place, pour que là où je suis, vous soyez vous aussi ! »
Il faut dire, qu’entretemps, ils ont « détruit son corps », mais il est ressuscité !... « pour nous les hommes et pour notre salut ».
Hier j’étais dans une Maison de repos, pour célébrer cette « mort et résurrection » dans le geste du pain et du vin. L’Evangile nous avait  emmenés au désert où le diable a essayé de détourner Jésus de sa mission…, avec trois tentations.
J’ai parlé de la « quatrième » que Jésus n’a pas connue parce qu’il est mort jeune et que de son temps on ne vivait pas vieux (sauf Syméon et Anne qui, sans doute, profitaient des protéines issues des sacrifices de tous ces animaux).
Si j’avais été le diable, je leur aurais dit : « vous n’êtes plus « aimables », vous êtes inutiles, de trop… votre vie est finie et vous n’avez pas d’avenir… ! »
Mais comme j’étais allé chez eux en apôtre de Jésus-Christ, je les ai invités à chanter ensemble un refrain qui va si bien au Mercredi des Cendres :
 « Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle,
Changez vos vies, CROYEZ QUE DIEU VOUS AIME ! »
Car, depuis que Jésus est passé par là, votre corps a été et est toujours
LE SANCTUAIRE DE DIEU !
« Le Verbe s’est fait chair », pour habiter en nous… pour toujours !


Le Mot de PC (février 2018)

« … c’est pour cela que je suis sorti ! » (Jésus)


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Au ras de l’évènement, à première vue, cette Parole de Jésus a quelque chose de… choquant. « Au ras de cet évènement » Jésus est sorti de la maison de Pierre, à Capharnaüm, « bien avant l’aube… pour se rendre dans un endroit désert ». Il avait passé toute la soirée à guérir des malades (même la belle-mère de Pierre !) et à chasser des démons.

« La ville entière se pressait à la porte ! »

 

            La foule, elle, est restée là, ou elle est revenue ; si bien que Pierre et ses compagnons se sont mis à sa recherche…, et le trouvent « qui priait ».

 

-        « Tout le monde te cherche, tu sais ! »

-        « ALLONS AILLEURS ! dans les villages voisins, afin que là aussi JE PROCLAME L’EVANGILE CAR C’EST POUR CELA QUE JE SUIS SORTI ! »

 

Sorti de Nazareth (après quand même une trentaine d’années de vie de famille, de village, de travail… une « vie d’homme » tout simplement), sorti de la maison de Pierre, sorti de Capharnaüm…, mais surtout sorti de ce que nous appelons « le ciel »… ou de « chez son Père » (comme il l’a dit).

 

Sorti pour vivre une « vie d’homme » pour nous révéler « qui nous sommes vraiment » et nous parler de son Père… Tiens ! tiens ! Dieu était donc depuis toute éternité « Père et Fils » dans la communion d’amour, que nous appelons Esprit : un Dieu TRINITE, ou comme l’a écrit Saint Jean plus concrètement : DIEU AMOUR. Quelle Bonne Nouvelle !

Dans le Catéchisme, édition 1954, les enfants de la quatrième année primaire devaient savoir répondre à la question 24 :

« Qu’est-ce que Dieu ? (Dieu est QUOI ?) Dieu est un pur esprit, infiniment parfait, Créateur et Maître souverain du ciel et de la terre, origine et fin de toute choses (!)

 

Ce Dieu est partout : au ciel, sur terre et en tout lieu (q. 28) ; il voit tout, même nos pensées les plus secrètes… (q. 29) Nous devons craindre le jugement de Dieu, parce qu’il sera un juge sévère et inflexible, et que sa sentence sera inflexible ! (q.239) »

 

Ce n’est pas pour nous dire « cela » que Jésus était sorti : « cela » est loin d’être une « Bonne Nouvelle », pour des enfants de quatrième primaire… et pour tous les hommes.

 

Sorti pour nous révéler « qui nous sommes » vraiment, nous les hommes. Pour cela il suffit que nous le regardions, nous qui « sommes créés – homme et femme – à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Genèse 1,27), et « qui est Dieu », puisque selon Saint Paul « Il est l’image du Dieu invisible, premier-né de toute créature. » (Colossiens 1, 15).

 

Question quelque peu provoc’ : est-ce qu’il n’est pas en train de nous inviter à sortir de nos églises, de nos « capharnaüms », pour aller « ailleurs », à la « périphérie » comme dit le pape François ? L’homme, tout homme n’est-il pas « le lieu » de la rencontre avec Dieu depuis que « le Verbe s’est fait chair ? » (et non pas chrétien, ni catholique…)



Le Mot de PC (janvier 2018)
« Que le Seigneur tourne 
vers toi son visage ! » 

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        Prenez le temps pour relire le titre de cette page et le méditer : il est Parole de Dieu à Moïse, proclamée le premier janvier dans le monde entier, chaque année. Dieu nous souhaite la « Bonne année », il la « bénit » : « bene-dicere » = dire du bien, souhaiter du bien… Que cette nouvelle année soit bonne.

        Voici cette Parole que Dieu a dite à Moïse pour qu’il nous la dise à nous : 
Lecture du livre des Nombres (6, 22-27)
« Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai ».
Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage », qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. » - Parole du Seigneur.

Ce Dieu dont il était interdit de faire « une image », interdit de prononcer « son nom », veut TOURNER VERS NOUS SON VISAGE, pendant toute cette année nouvelle, du matin au soir et du soir au matin. Le visage tourné « vers toi », vers moi et tous les autres.

Voilà une Parole de l’Ancien Testament qui est devenue – merveilleusement – réalité pour nous, ceux du Nouveau Testament !

Le « visage » que Dieu a tourné vers nous, pour commencer, c’est un VISAGE D’ENFANT ! C’est inouï ! Méditez sur ce visage-là, qui est celui de notre Dieu. Plus aucune peur ! rien que de l’émerveillement, source en nous de tendresse, la tendresse de notre Dieu.
Le VISAGE D’UN FILS DE CHARPENTIER ! de « quelqu’un de chez nous », à notre niveau de gens ordinaires…
Le VISAGE D’UN CRUCIFIE, d’un Dieu qui nous rejoint, nous les hommes jusqu’aux pires de nos souffrances !... jusque dans notre mort. 
Mais pour finir, le VISAGE DU RESSUSCITE qui met d’un bout à l’autre de notre vie une grande ESPERANCE ! et ouvre notre vie sur un avenir sans fin, un avenir de bonheur.

« Je te bénis, dit Dieu : je veux que tu sois heureux pour toujours, et que rien ne puisse briser ce bonheur-là ! »

Alors que faire au cœur de cette nouvelle année ?

Tout simplement « tourner notre visage » vers ce Dieu-là et nous laisser aimer et « tourner notre visage » les uns vers les autres pour rayonner ce bonheur autour de nous !

Et ce sera une :    Bonne Année ! 



Le Mot de PC (Décembre 2017)
Le christ ROI !
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Pilate : « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus : « Dis-tu cela de toi-même ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? Ma royauté n’est pas de ce monde, sinon mes gardes auraient combattu pour que je ne sois pas livré… »
Nous venons de le fêter, le CHRIST-ROI, le 26 novembre. Le Père Faustin, notre curé, nous introduit dans le Temps de l’Avent, au début de ce journal. Cette fête nous rappelle « quel roi nous devons attendre »… dans le quotidien de notre vie.
J’ai peu de souvenir de mon enfance. Curieusement il m’est resté celui-ci : notre curé (il s’appelait Lejoly) nous expliquait lors de cette Fête que le Christ avait tous les POUVOIRS : législatif (il fait les lois), exécutif (il exécute les lois) et judiciaire (il « jugera les vivants et les morts ! »)
Au catéchisme, en quatrième année primaire nous devions savoir répondre à cette question n°239 : 
Q. : Devons-nous craindre le jugement de Dieu ?
R. : Nous devons craindre le jugement de Dieu, parce Dieu sera un juge sévère et inflexible, et que sa sentence sera irrévocable ! »
En ce temps-là, le pape (Pie XII) portait encore la tiare (avec les trois couronnes des trois pouvoirs)… et, lors des Missions paroissiales, les « rédempterroristes » rappelaient aux « ouailles » le jugement implacable de Dieu…
Le 26 novembre dernier, Dieu nous disait par le prophète Ezéchiel : 
« Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, je veillerai sur elles…, 
je ferai paître mon troupeau et c’est moi qui les ferai reposer… ;
 la brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée je la ramènerai… » 
(Ez. 34, 11-12.15-17)
Pas de trace de « pouvoirs » !...
Le prophète ne pouvait même pas soupçonner que Dieu… avait un Fils et qu’il l’enverrait sur notre terre.
Encore moins que le dernier soir de sa vie, il laverait les pieds de ses disciples, qu’il prendrait un morceau de pain et dirait : « Prenez et mangez, ceci est mon corps ! » ; qu’il entrerait – sans faire appel à ses gardes – dans « notre » mort, pour nous en sauver en ressuscitant, et que du haut de sa croix, il demanderait à son Père de pardonner même à ceux qui le livraient à Pilate !...
« C’est ton Fils que tu nous a envoyé comme REDEMPTEUR (le pardon des péchés) et SAUVEUR (la délivrance de la mort). » (2ème Prière eucharistique)
L’Evangile évoquera, de façon spectaculaire, ce « jugement des vivants et des morts », de « l’héritage du Royaume » et « du feu éternel » selon que nous aurons donné à manger à ceux « qui ont faim ou n’auront pas donné à boire à ceux qui ont soif… »
La question 239 aurait-elle raison ?... Si ça vous arrange…, si vous avez des gens à envoyer dans ce feu éternel ?... Que votre volonté soit faite !
Mais cet Evangile ouvre aussi et surtout la porte A TOUS LES HOMMES ! 
J’avoue que j’ai en tête une image peu catholique et qui ne plaît pas à tout le monde de ce Dieu PÈRE tout-puissant : il m’attendra, et tous les autres, avec dans ces mains toutes puissantes un tamis.
« Charles, mets dans ce tamis tout ce que tu as fait de bien… et de mal ! » Alors il secouera le tamis, tout ce qui aura été mal tombera quelque part en bas, et mon Père me dira : « Regarde un peu tout ce que tu as fait de bien : viens!» 


Le Mot de PC (Novembre 2017)
« Le plus grand parmi vous… ?
… sera VOTRE SERVITEUR ! » (Jésus)
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Relisez cette Parole…, prenez du temps pour la méditer, et dites-vous bien que c’est le Fils du Dieu, Créateur du ciel et de la terre, qui l’adresse à tous les hommes de la terre, à toi, à moi et à tous les autres. L’avenir de nos enfants en dépend plus que jamais et celui de la terre sur laquelle nous vivons.
« Au commencement était la Parole,
et la Parole était tournée vers Dieu.
Il était au commencement tourné vers Dieu.
Tout fut par lui,
et rien de ce qui fut, ne fut sans lui.
En lui était LA VIE !
et LA VIE était LA LUMIERE des hommes, 
et la lumière brille dans LES TENEBRES
et les ténèbres ne l’ont pas comprise. »
Cette PAROLE, en Jésus de Nazareth, s’est faite chair pour nous donner, à nous les hommes, cette règle de vie et cette condition incontournable de lumière :
« Le plus grand parmi vous,
sera votre serviteur ! »
Imaginons-nous un monde où « le plus grand… c’est… le plus grand ! », celui qui se fait servir, celui qui se sert selon son bon plaisir… ; celui qui dit : « Moi d’abord ! » (vous pouvez le prononcer, à haute voix, en anglais !). Mais est-il nécessaire de nous l’imaginer ? N’est-ce pas déjà notre monde dans lequel naissent nos enfants ?...
Jésus mettaient « les gens » en garde devant les « grands » religieux, les scribes et les pharisiens qui « disent mais ne font pas ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre Rabbi »… de Très Saint Père, de Monseigneur, de Monsieur le curé, de Révérend père ou Révérende sœur ; les anciens parmi nous ont connu « ça »… Pour leur échapper, il suffit de devenir « croyant-non pratiquant » ou pas croyant-du-tout…
Mais nos enfants n’échapperont pas aux pouvoirs politique, économique, militaire, médiatique, publicitaire, etc. etc. etc. Dans tous ces domaines, il s’agit de dominer, d’être le plus fort, le plus puissant, et, souvent, pour cela, tous les moyens sont bons…
C’est au cœur de cette réalité que la Parole de Jésus vient ouvrir une porte, « la » porte qui ouvre sur un avenir à nous les hommes, dans tous les domaines de notre vie.
« Le plus grand parmi vous,
sera votre serviteur. »
Il l’a dit, et il l’a vécu : le soir où il a lavé les pieds de ses disciples et qu’il nous a laissé le geste du pain et du vin ; puis, bien sûr, sur la croix : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ! »
Le « service » est la VISIBILITE de « l’amour ». Il est important, il est vital de faire connaître Jésus à nos enfants. Il est vraiment « la porte », « le chemin » de leur avenir…
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Le Mot de PC (Octobre 2017)
« Va travailler à ma vigne ! »
Oui, père ! »
Mais il n’y alla pas ! (Jésus)
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D’abord ceci, cette VERITE-ci, le père (le Père) continue à aimer aussi ce fils-là (comme l’autre, qui avait dit « non », mais qui es quand même allé travailler dans la vigne). Je viens de lire – par hasard – cette image de Simone Weil : « Dieu aime…, comme l’émeraude est verte ! » Ce que le Père François Varillon (et tant d’autres) dit d’une façon théologique : « Dieu n’est qu’amour ! »

Cela veut dire aussi que Dieu aime « le croyant non-pratiquant » ! (n’en déplaise au pratiquant…, et à son curé !) C’est pour cela que notre pape François nous envoie à la périphérie avec ce message : « Jésus-Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer. » (j’adore répéter cette Parole de notre pape, comme on enfonce un clou… « pour que « ça » tienne bien ». Car comme il s’agit d’aimer, il s’agit de bonheur…, de ton bonheur… éternel).

On reproche aux chrétiens…, et aux catholiques en particuliers de « détenir LA VERITE ! » Nous ne la « détenons » pas, … nous l’annonçons, nous en parlons… de cette vérité pour tout homme qui a le cœur à la bonne place : LE BONHEUR EST DU COTE DE L’AMOUR. C’est ce que disait le FILS DE L’HOMME : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ! » Voilà tout le programme d’un COURS DE CIVISME ! Saint Augustin l’a résumé dans cette formule lapidaire : « Aime, … et fais ce que tu veux ! »

Notez bien que cette formule est à des années-lumière de celle de la liberté-Charlie : « Tu es libre de faire ce que tu veux ! » A une fiancée qui m’a cité cette formule, lors de la préparation au mariage, j’ai osé dire que dans ce cas je ne pouvais pas « les marier » ; d’autant plus qu’ils avaient déjà un enfant de trois ans…

La liberté de l’homme, n’est-ce pas plutôt « de vouloir ce que je fais ? »

Si donc je suis « fils », je dis « oui » à mon père…, et je vais travailler à sa vigne. Dira-t-on du lion qu’il a le droit, qu’il est libre de manger les gazelles ? Il ne fait que suivre son instinct !...

Chez l’homme, le « droit » entraîne des « devoirs » non ?! SI je mets au monde un enfant – c’est mon droit – n’ai-je pas le devoir de m’en occuper ?

Si « je fais baptiser » cet enfant, - normalement – j’exprime ma foi qu’il est aussi « enfant de Dieu ». J’ai donc le devoir de lui faire connaître ce PÈRE QUI EST AUX CIEUX, qui lui demandera très vite de « travailler à sa vigne »…, c’est-à-dire d’aimer !... tout simplement… et de tout son cœur !

Il ne lui parlera, non pas de « droits et de devoirs », mais de grâce (« je t’aime » !) et de mission (« Aime… et fais ce que tu veux ! »).
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Le Mot de PC (Septembre 2017)

« Qu’il prenne sa croix !, et qu’il me suive ! » (Jésus)

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A-t-il vraiment dit cette Parole ? une Parole pour nous aujourd’hui, qui l’entendons, qui la lisons ? Comment aurait-il su, AVANT, qu’il serait CRUCIFIE ? Il l’aurait dite, tout en sachant de quelle mort atroce meurent les crucifiés !...

« Le supplice de la croix était pratiqué par les derniers rois d’Israël… C’était un châtiment cruel qui, par son côté spectaculaire, cherchait à dissuader les opposants. Les Romains aussi le pratiquaient… » (Les Mots de la Bible, par Alain Marchadour p31)

Il l’aurait dite APRES, pour nous inviter « à marcher à sa suite » ? 

« …qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! »

Cette Parole vous donne-t-elle envie de vous mettre en route, à sa suite ? Franchement !? 

Vous pourriez me dire – et on nous l’a dit et nous le dit encore – « les croix viennent toutes seules », et il y en a de toutes sortes, du côté du cœur et du côté du corps… ; les maladies, les soucis, les déceptions, les accidents… la pauvreté… ; toutes les souffrances possibles et imaginables qui ne manquent pas d’un bout du monde à l’autre…

Il aurait voulu nous dire « cela », Jésus, lui qui ne cessait pas de guérir les malades ; qui même, le jour du sabbat, à la synagogue, ne supportait pas de voir « une femme toute courbée », un homme « à la main paralysée »… « Quelle belle croix vous avez là, Madame, Monsieur ! »

Ce n’est pas possible ! Et puis quelle injustice ! non !? Je pense à ce petit garçon de sept ans(!) dont nous avons célébré les funérailles, après deux, trois années de cancer ; je pense à ses parents, son entourage… Leur dire : « C’est la volonté de Dieu !? »…

C’est lui, Jésus, qui a porté effectivement la croix, qui a été crucifié. Non pas de gaieté de cœur ! « Père, si c’est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Père pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Il est allé jusqu’au bout de son amour pour nous les hommes, pour toi, moi et tous les autres, au bout de ces autres Paroles que Saint Jean lui a fait dire :
« Dieu a tant aimé le monde (c’est nous ça !) qu’il a donné son propre Fils, qui a dit qu’il n’ y a pas de plus grand amour QUE DE DONNER SA VIE POUR CEUX QU’ON AIME ! »

Si nous voulons vraiment le suivre sur ce chemin-là, le CHEMIN DE L’AMOUR, il faut allet jusque là, jusqu’au don de sa vie. L’amour vrai ne connaît pas de pourcentage (le Père Varillon nous a donné cette équation : « AIMER = AIMER PLUS ! »). L’amour vrai ne connaît pas de délai ; il doit RENONCER à « la liberté-Charlie » : je fais ce que je veux, ce qui me fait plaisir, ce dont j’ai envie ».

Et Jésus aime TOUT LE MONDE ! Il ne dira jamais : « America first ! » 

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Le Mot de PC (Août 2017)

Rencontre de « cousines ».

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J’aime bien les appeler « cousines » tous ces « gros mots » de notre foi, qui se terminent en « -TION ». Je trouve que ce « -TION » leur donne un air de famille, une famille heureuse, joyeuse, toute animée par l’espérance.

En ce début du mois d’août (6 et 15), deux d’entre elles se rencontrent : la TRANSFIGURATION et l’ASSOMPTION.

J’avoue que j’ai un faible pour la première ; peut-être l’avez-vous remarqué dans « mes écrits » et que vous trouvez que je commence à radoter à son sujet. Elle ne m’isole nullement des autres : annonciation, visitation, incarnation, résurrection, ascension (sans doute, avec ce « s », une cousine germaine…). Non, elle ne m’isole pas des autres, mais par tout son être, elle les… TRANS-FIGURE !

Vous connaissez l’événement, là-haut sur la montagne : Jésus est « transfiguré » et est rejoint par Moïse et Elie (morts depuis fort longtemps).

Pierre, sidéré par ce merveilleux « spectacle », propose de construire trois tentes, non pas pour lui et ses deux compagnons (ils sont prêts à rester dans le froid et le vent), mais pour les « transfigurées » : que le « spectacle » dure !

Mais ce n’était pas un spectacle, mais un simple « clip » pour nous montrer…, à toi, à moi et à tous les autres quel est le but, l’avenir, l’accomplissement de notre vie ! Nous sommes nés pour la « TRANSFIGURATION ! »… et cela jusque dans le quotidien de notre vie ! Quelles que soient nos « ténèbres » : nous sommes faits pour la « lumière » ! Même la mort n’y pourra rien. Au contraire : elle nous fera bousculer définitivement du côté de cette « lumière » !...

Pour nous révéler que cette « cousine » veut nous rejoindre dans le quotidien de notre vie, Jésus, descendu de la montagne, nous a raconté la merveilleuse « Parabole du fils prodigue ». Ce n’est plus « l’évènement », c’est la « parabole » de notre transfiguration.

C’est une histoire d’amour, l’histoire de tout amour, qui lorsqu’il est vécu vraiment EST LUMIERE, illumine le quotidien de la vie, du matin au soir et du soir au matin. Le Père dira à l’aîné : « Tu es toujours avec moi : tout ce qui est à moi est à toi ! » Le langage des amoureux. Mais l’aîné était devenu « un pratiquant non croyant » ! Comme dans certains ménages : ils ne vivent plus l’un avec l’autre, mais l’un à côté de l’autre.

Le cadet, de même. Mais lui, il veut chercher son bonheur, « la lumière » ailleurs, à sa manière, avec ses moyens ; il cesse à la fois d’être « croyant et pratiquant »… Et le voilà dans les ténèbres !... Il commet le péché « mortel », mais qui ne parvient nullement à tuer l’amour du Père. Son retour « piteux » se transforme en « assomption », sa rentrée à la maison en « transfiguratoire »…jusqu’au jour où il se trouvera bien de nouveau… ou enfin… dans sa peau d’enfant de Dieu… dans la lumière !... … toi, moi et tous les autres !

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Le Mot de PC (Juillet 2017)
« Celui qui ne prend pas sa croix
et ne me suit pas, 
n’est pas digne de moi ! » (Jésus)
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Bonnes vacances !...
Les prêtres et autres prédicateurs, dans le monde entier, auront la tâche et la « chance » d’annoncer cette Parole de Jésus le week-end du 1-2 juillet !
« Bonne Nouvelle de Jésus Christ selon Saint Mathieu ! » (Mt 10, 37-42)
Si vous partez, si vous êtes partis, je suppose que vous n’avez pas oublié de mettre dans vos bagages « votre croix ».
Si vous ne partez pas, qu’elle est à portée de main ! Si je suis disciple de Jésus – sûrement si « je suis baptisé(e) dans la mort du Christ » (Saint Paul dans la première Lecture), je le suis toujours et partout. Heureusement ! « Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle « mes amis » ! » Y a-t-il un « main-dans-la-main » plus transfigurant que celui avec le Fils de Dieu en personne ?
« Prendre sa croix » ! peut-être suis-je quelque peu « hérétique » à l’égard d’une conception commune à ce sujet (avec laquelle j’ai grandi). La « CROIX » ce seraient toutes nos difficultés, nos souffrances, nos malheurs, nos maladies, nos échecs… Puisque le Christ a souffert, à nous aussi de souffrir ! « Que ta volonté soit faite ! » Ce qui me rend « hérétique » par rapport à cette « volonté-de-Dieu-là », c’est son odeur, non pas de sainteté, mais d’injustice. Quand je pense à la somme des « souffrances » (du côté du corps, de l’esprit et du cœur) de toute ma vie, elles ne sont que de la « gnognotte » face à ce que d’autres, autour de moi, vivent quotidiennement, des personnes dont la souffrance « est » le quotidien… . Comment peuvent-ils appeler Dieu : « Mon Père ! »…
Le sens de la CROIX dont nous parle Jésus s’enracine dans sa Parole qu’il a dite (à tous les hommes qui veulent bien l’entendre) :   
« Aimez-vous les uns les autres,
COMME MOI JE VOUS AIME ! »
ou encore cette Parole :
« Il n’y a pas de plus grand amour
que de DONNER SA VIE, 
pour ceux qu’on aime ! »
ou encore plus concrètement : 
« Jésus prit le pain et leur dit :
« PRENEZ ET MANGEZ,
ceci est mon corps !
                                                            PRENEZ ET BUVEZ,
                                                                ceci est mon sang ! »
J’écris cette page la veille de la FETE DIEU ; nous fêtons le SACREMENT-SIGNE du Corps et du Sang de Jésus Christ. Il nous fait signe, à nous les hommes : « S’il vous plaît : si vous partez en vacances, ou si vous restez chez vous, emmenez dans vos bagages ou gardez à portée de main « cette croix » : cet amour qui va jusqu’au don la vie, cette ouverture aux autres, cette « pauvreté de cœur » qui ne dit pas d’abord : « moi je ! », mais « toi tu ! »…
Notre monde, notre terre a un avenir si les hommes, tous, restent ou deviennent, question amour, des CROYANTS PRATIQUANTS »…
à l’image de Jésus !

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Le Mot de PC (Juin 2017)
« Jésus s’éleva,
une nuée vint le soustraire à leurs yeux ! » (St Luc)
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C’était de nouveau le jeudi 25 mai dernier : l’Ascension…, après la Résurrection. Auparavant il y avait eu la Transfiguration ; avant elle, l’Annonciation, suivie de la Visitation et de l’Incarnation…
Est-ce que pour la plupart des baptisé(e)s, ces mots-là ne sont-ils pas devenus du « chinois » ? Ils font partie du  langage de l’ « Eglise », des « curés »…
Or « ces gros mots » racontent des événements qui ont eu lieu bien avant qu’il n’y ait une Eglise et encore moins des curés. Ils nous racontent l’histoire de Jésus, le Fils de Dieu qui « pour nous les hommes ET POUR NOTRE SALUT, est descendu du ciel ». J’insiste : ils nous concernent fondamentalement, radicalement chacun(e), au plus profond de notre être, dans notre présent et ils nous assurent un avenir au-delà de la mort. Saint Paul disait aux païens athéniens : « En lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ! »
Et nous ne cessons de chanter :
« Tu es là au cœur de nos vies, 
et c’est toi qui nous fais vivre…
pour toujours ! »
Quand le président Kennedy a été assassiné, le général De Gaulle a dit : « Sic transit gloria mundi : ainsi  passe  la gloire de ce monde ! » Lui-même s’en est allé au bout de la maladie et de la vieillesse. Au moment où j’écris, un attentat a détruit plus d’une vingtaine de jeunes vies à Manchester…
L’ASCENSION – comme tous les « gros mots » qui le précèdent – nous révèle que la mort n’est effectivement qu’un « PASSAGE ». Un des plus beaux Evangiles, choisi souvent pour des funérailles nous annonce cette Bonne Nouvelle :
« Au moment de PASSER de ce monde à son Père, Jésus disait à ses disciples :
« Ne soyez pas bouleversés,
vous croyez en Dieu,
croyez aussi en moi,
Je suis le CHEMIN, la vérité et la VIE ! »
L’Ascension de Jésus nous révèle que la mort (notre mort) n’est pas une porte qui se ferme, mais une porte qui s’ouvre.
Cette Bonne Nouvelle est pour tous les hommes, croyants ou non-croyants. Dès le début, Dieu a l’initiative : « Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance. » C’est pour sauver les hommes surtout de la mort que le Fils de Dieu s’est « incarné », est mort, ressuscité et monté au ciel.
Et c’est une histoire d’amour ! Nous ne sommes pas des robots aux mains de Dieu : nous sommes ses enfants. Nous = LES HOMMES ! Et ce n’est pas parce que l’homme cesse de croire en Dieu que Dieu cesse de croire en lui !
« Voici ce qu’est l’amour :
ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu
c’est lui qui nous a aimés, 
qui a envoyé son Fils pour nous sauver. »
(I Jn 4,10)
Et cet amour est plus fort que la mort : notre vie s’épanouit en « ascension » ! 
Alléluia !


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Le Mot de PC(Avril 2017)

Un Carême… qui TRANS-FIgURE ! 

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« Le Temps du Carême nous parle traditionnellement de « CONVERSION », et nous invite à regarder du côté des ténèbres de notre péché. La « TRANSFIGURATION » nous fait regarder la lumière vers laquelle nous sommes en route… et dans laquelle vivent déjà nos défunts ». (Homélie du troisième dimanche de Carême)

 

D’accord : chez nous aussi ce Temps sacré a commencé « dans la cendre », avec ce souvenir que « nous sommes poussière et que nous retournons à la poussière. » Mais depuis que Jésus est passé par là, nous les prêtres, nous avons pu marquer votre front d’une croix de cendres, en vous disant, avec le sourire :  « Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle ! »

 

Jésus lui-même, au départ de sa montée vers Jérusalem, a dû « se convertir » vers son Père. Le diable – celui qui divise – a insisté lourdement pour l’en détourner.

v                  « Tu sais faire des miracles, et tu as faim ? Change ces pierres en pains ! »

v                 « Tu as confiance en Dieu et en ses anges ? Jette-toi en bas du Temple : il ne t’arrivera rien ! »

v                 « Il suffit que tu m’adores, et je te donnerai le pouvoir sur toutes les richesses de ce monde ! »

 « ARRIERE SATAN ! »

           

Est-ce étonnant que « là-haut sur la montagne » il ait été TRANSFIGURE, et que le Père ait dit à tout qui veut bien l’entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le ! »

 

            Pierre qui, avec Jean et Jacques, était là-haut avec lui, aurait voulu que ce « spectacle » dure ; il était prêt à construire trois tentes, une pour Jésus, les deux autres pour Moïse et Elie, deux « morts bien vivants » venus bavarder avec lui.

 

            Mais ce n’était pas un « spectacle » mais un regard plein de lumière sur notre avenir !

 

            Jésus, ce jour-là, est redescendu de la montagne, à la rencontre des hommes et… des femmes… pour les transfigurer.

 

            A commencer par une Samaritaine, ce jour-là à la recherche d’eau, dans sa vie à la recherche du « grand amour » : elle en était à son sixième mari ! Jésus, tout simplement s’est mis à lui parler (ce qui ne se faisait pas !) et il l’a écoutée ; pire !... il lui a même demandé à boire (« j’ai besoin de ton aide ! tu es importante pour ma soif ! ») Et il lui a dit qu’il était prêt à lui donner « de l’eau vive, qui deviendrait en elle source de vie éternelle ! »

 

            Et la voilà transfigurée, oubliant sa soif et sa cruche pour aller annoncer à son village qu’elle avait sans doute rencontré le Messie… (le « septième mari », le bon !)…

 

Jésus continuera sa route « transfigurante ». Un aveugle-né va trouver la vue, son ami Lazare « qui sentait déjà » dans sa tombe, va revenir à la vie…

 

Le sommet : cette marche en avant qui va sembler se terminer, atrocement, définitivement sur la croix… va se transfigurer en RESURRECTION… « pour nous les hommes et pour notre salut ! »

 

Pas étonnant que le Temps du Carême se terminera, cette année aussi, en  ALLELUIA !

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LE PETIT MOT DU

Père Charles Weynand


« Vous êtes de SEL de la terre, vous êtes la LUMIERE du monde ! » (Jésus)  

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J’ai relu mon « Petit mot » du mois de février, et je me suis imaginé que Jésus l’ait lu, lui, aussi. Je l’ai entendu murmurer : « Quel bavard ! »… Je le comprends : il venait de nous dire à chacun(e) que NOUS SOMMES sel de la terre et lumière du monde ! (C’est ainsi que lui, il nous voit quand il nous regarde, et non pas comme « les pauvres pécheurs » du « Je vous salue Marie »), et c’est comme si je ne l’avais même pas écouté. Sorry ! SEL DE LA TERRE ! Toi et moi, et tous les autres. Il faudrait pouvoir réfléchir ensemble sur cette « parabole » et échanger nos découvertes…  Le sel de l’hiver, quand la neige et la glace rend dangereux nos escaliers, nos trottoirs, et glissantes nos routes… Il y a parfois comme cela – et pas seulement en hiver – des situations « polaires » dans nos relations les uns avec les autres, il y en a depuis toujours d’un bout de notre terre à l’autre… Jésus, là-haut sur la montagne, nous rappelle que si nous sommes capables de « gel », nous le sommes tout autant de « dégel ». Là où des relations sont refroidies, glissantes, bloquées…, nous sommes capables d’apporter du réchauffement, du dialogue, de la réconciliation… « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je porte l’amour. Là où est l’offense, que je porte le pardon. Là où est la discorde, que je porte l’union. » Fais de moi un instrument de « dégel » !  Le sel qui donne du goût ! Nous sommes tellement habitués « qu’il soit là au cœur de notre nourriture », le sel, que nous n’y pensons pas, que nous ne le remercions pas de sa présence « bienfaisante ». Il faut rencontrer quelqu’un (e) à qui le médecin a interdit le sel, pour se rendre compte du service qu’il nous rend (j’ai connu, dans la brousse congolaise, toute une région qui manquait de sel !)… Jésus, là-haut sur la montagne, nous a rappelé que nous sommes capables de re-donner aux autres  « le goût de vivre ». « Là où est la tristesse que je porte la joie. »  Le sel qui conserve ! Nous l’oublions trop facilement avec nos frigos, nos congélateurs de plus en plus perfectionnés. Si je racontais aux enfants du Caté que « de mon temps » on gardait la viande du cochon « annuel » dans la saumure, au fond de la cave, ils se demanderaient « de quoi je parle » ! Jésus nous croit capables de faire durer les relations, de leur donner un avenir !... C’est tellement nécessaire dans notre monde où se répand l’individualisme, où « l’indifférence se mondialise » (le Pape François). « Là où est le désespoir, que je mette l’espérance ! » « Sainte Marie, mère de Dieu » prie pour nous « sel de la terre et lumière du monde » surtout maintenant où il y a tant d’incertitudes et de ténèbres !  « Que nous ne cherchions pas tant à être consolés qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimés qu’à aimer. » 



La « cognée »…

et la « pelle à vanner’ !

(Jean-Baptiste)

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Pourquoi pas une « truelle »…, pour la construction d’un mur ? Un Messie « à la Trump » ! En ce deuxième dimanche de l’Avent, Jean-Baptiste annonce sa venue dans le monde entier :

« Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu ! »…

« Il tient en main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier, quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

 

            L’autre jour, dans une de nos communautés, un croyant pratiquant se souvenait d’une des « Missions paroissiales » du «  bon vieux temps ». Le prédicateur franciscain (!) s’est tellement démené dans la chaire de vérité, qu’un morceau de plâtre est tombé du plafond ! Ils ont fait pleurer ma mère, persuadée que son mari et nous, ses six enfants, nous risquions d’aller en enfer !...

 

            Or le Messie qui est venu, c’est le fils d’un charpentier ! Il a commencé sa mission en vivant trente ans dans un bled de province (en Galilée, svp, le « carrefour des païens » !) ; en vivant une vie d’homme, tout simplement, une vie de famille, de village ; enfant, ado, adulte… apprenant, sans doute le métier de son père ; trouvant que tout ce qui est vraiment humain, est tout simplement « divin »…

 

            Quand il s’est mis en route pour annoncer cette Bonne Nouvelle au monde, il a laissé sa « cognée » et sa « pelle à vanner » à la maison. Il a parcouru « le pays » un peu à la manière « hippie », logeant chez l’habitant ou à la bonne étoile ; ses premiers compagnons, c’étaient des gens simples comme lui, surtout des pêcheurs… A propos : il s’appelait Jésus ; il aurait pu s’appeler François !

 

            Jean-Baptiste – que son caractère remuant avait mené en prison – n’en revenait pas. Se serait-il trompé de Messie ? Il a envoyé certains de ses disciples à son cousin :

-        « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »

-        « Ecoute, Jean : ce doit être moi ! Au bout de mes mains les aveugles voient, les estropiés marchent, les sourds entendent…, et il y a un tas de « pauvres gens » qui viennent écouter ce que je leur raconte… COMME L’AVAIT DIT LE PROPHETE ISAÏE ! »

 

C’est donc lui que nous attendons, nous aussi, sur la parole des prophètes, sur ses propres paroles, sans voir tous ces miracles. L’ « Eglise », qui depuis des siècles a cru bon d’utiliser sans merci « la cognée » et « la pelle à vanner »…, a retrouvé la voix de Celui qui disait qu’il « était doux et humble de cœur » ! Une voix qui a fini par se faire entendre dans le monde (!), dans presque toutes les langues de la terre. La voix de notre pape François, qui nous envoie à la périphérie avec ce message d’amour :

« Jésus-Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour ! »

Le Temps de l’Avent : un temps pour « attendre Celui qui est déjà là ! »



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 « En ce temps-là…» ! (Luc 10,1)

 

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            Il y a deux mille ans… Le fils unique d’un charpentier a quitté son atelier, situé dans un petit village, Nazareth, en Galilée, un carrefour de toutes sortes de croyances, région plutôt méprisée du côté de Jérusalem, la « Rome » de la religion du peuple Juif de ce temps-là. 

            Le jeune homme a été élevé dans la foi de son peuple, par ses parents, Marie et Joseph, et il l’a vécue dans sa communauté villageoise. Il a cru de tout son cœur, de toutes ses forces, de toute son âme…, au Dieu de ses pères, au point qu’il a fini par l’appeler « Père » ! Et la joie de se sentir ainsi « fils de ce Père », le bonheur de vivre avec lui une profonde histoire d’amour, une histoire « d’enfant bien-aimé », ce bonheur-là a débordé, et il s’est mis en route pour le partager avec tous ceux qui voulaient l’écouter. 

« Celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu à la manière d’un enfant,

n’y entrera pas ! », disait-  il. 

            Et il y en a qui ont commencé par l’écouter, par le suivre. Luc écrit dans son Evangile :

« En ce temps-là, parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore 72(!), et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. » 

            72 ! la traduction française de cet Evangile, qui sera proclamé ce dimanche 3 juillet, écrit le nombre, à cause des belges, des suisses et des français, qui vont lire respectivement « septante » et « soixante-dix » ! Ce qui est Bonne Nouvelle : le message de bonheur qui a mis en route le fils du charpentier de Nazareth et ses disciples est arrivé chez nous. C’est inouï !... quand on sait qu’après 1 an ou deux ou trois, « ils » l’ont crucifié ; sa « foi » en ce « Dieu-son-Père » s’est senti peu à peu à l’étroit dans la « religion » dans laquelle « ils » l’avaient peu) peu noyée. 

            « Malheureux vous les légistes, vous qui chargez les hommes de fardeaux accablants et qui ne touchez pas vous-mêmes d’un seul de vos doigts à ces fardeaux ! » 

            Or le message de bonheur et de paix était destiné aux « 72 » !... c’est-à-dire, selon la Bible hébraïque à toutes les nations païennes ; donc aussi aux français, aux suisses et à nous les belges !... 

            Malheureusement, pendant des siècles « ils » ont repris le pouvoir, et, comme « en ce temps-là », « ils » ont chargé la « foi » de, ce Jésus de Nazareth avec toutes sortes de fardeaux de « leur religion »… 

            Heureux notre pape François qui aujourd’hui, comme en ce temps-là, nous envoie « aux 72 de la périphérie » avec ce message :

            « Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer ! »



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