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Abolens


Bref historique

 

On ne connaît pas grand-chose sur les origines du village d’Abolens. Ce nom apparaît pour la première fois dans une charte de 1250: Walthère de Vervoy y fait don à l'abbaye du Val St Lambert d’ "un alleu situé à Abolenz". 

Les premiers éléments de l’histoire concernent la paroisse qui, d’abord autonome, a fait l’objet de convoitise de la part du prieuré de Lens-St-Remy. Au travers des siècles, Abolens passa sous la houlette de nombreux seigneurs. Sous le nouveau régime, Abolens fut rattaché à Lens-St-Remy. Lors de l’indépendance de la Belgique, en 1830, ce rattachement fut confirmé jusqu’à ce qu’une pétition des habitants d’Abolens aboutisse à une séparation le 9 août 1881. 

Enfin autonome, le village le resta jusqu’à la fusion avec Hannut en 1970. Les bourgmestres successifs furent seulement au nombre de 5 : Mrs Renson, Bataille, Masson, Fallais et Delathuy.

 

Croquis panoramique

 

Village le moins peuplé de l'entité de Hannut, Abolens n'est cependant pas le plus petit sur le plan de la superficie. Il s’articule sur le chemin de Lens St Servais avec deux développements sur des voies latérales aux extrémités. Les lieux-dits s’appellent le Brou, les Prés et le Marais. 

Situé aux sources du Geer, comme Lens-St-Remy et Lens-St-Servais, le petit village d’Abolens (prononcez "Abolinss" - en wallon "Âbolin") fait partie du bassin de la Meuse. Globalement, le sol d'Abolens se compose de terres cultivées, très limoneuses et riches, et de terrains plus pauvres et humides où sont rassemblées les pâtures (limon et tourbe). 

Jadis fortement boisé au point qu’on l’appelait "le bois de Lens", le village ne compte plus qu’un seul bois, réserve naturelle de la région wallonne d'une superficie d'environ 20 hectares. 

Assez humide dans sa partie habitée, Abolens annonce la couleur par les noms de ses rues: du Brou, du Vivier, du Marais, des Sources. Deux étangs renforcent également ce caractère. Il persiste aussi, dans la rue du Brou, une fontaine qui, selon la légende, aurait, au 3e siècle, désaltéré hommes et bêtes en jaillissant sous le sabot du cheval de St Maurice, militaire dans les armées romaines. St Maurice a été choisi comme patron de la paroisse.

 

L'église

 

L’histoire de l’église d’Abolens est ressentie bien tristement par beaucoup de villageois. Une église primitive était située à l’emplacement de l’actuel cimetière; le chœur avait été reconstruit en 1761 par le couvent de Lens-St-Remy dont dépendait la paroisse. Vers le milieu du 19e siècle, ce bâtiment fut désaffecté pour une raison inconnue et détruit. Il n’en reste qu’un beau Christ en bois et les fonts baptismaux (actuellement dans la chapelle). 

Une nouvelle église de style néogothique à 3 nefs et un chevet polygonal est construite entre 1870 et 1877 de l’autre côté de la rue. Malheureusement, bâti partiellement sur une source, l’édifice se révéla bien fragile. 

En fait, on raconte que cette église imposante n’était pas destinée à la paroisse d’Abolens mais bien à celle de Tourinne plus riche. Sans qu’on en connaisse la cause, l’entrepreneur chargé des travaux à Abolens aurait reçu les plans de Tourinne et vice-versa. Le manque de fondations adéquates (le sol de Tourinne étant plus sain) et la taille de l’édifice non appropriée ainsi que des erreurs d’appréciation sur la résistance des matériaux, firent bientôt apparaître des fissures dans les murs. En 1963, on ne put plus circuler que dans une partie de l’église pour raison de sécurité. En 1966, l’édifice dut être complètement interdit au culte. En 1971 l’église fut démolie, elle n’avait vécu que 94 ans. 

L’école, qui comportait deux classes, l’habitation de l’instituteur et les bureaux de l’administration communale, a été transformée pour devenir une chapelle pour le culte et un appartement pour le curé. Un campanile est construit de l’autre côté de la rue.


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